OFFRANDES
J'ai entamé lors de mes deux dernièrs articles le sujet concernant la problématique de la dîme. Je me suis attelé à l'aide des écritures à démontrer que la façon avec laquelle la dîme est enseignée aujourd'hui dans la grande majorité des communautés chrétiennes et surtout la façon avec laquelle elle est pratiquée dans notre époque n'est pas conforme à la vérité. Sous la dispensation d'Abraham ou de la promesse, il s'agissait d'un acte qui a été posé une seule fois et donc s'il faille la pratiquer de nos jours comme Abraham, il faut le faire donc une seule fois (Notons qu'en genèse 28,22 Jacob avait aussi promis à Dieu de payer la dîme si ce dernier le ramenait dans sa patrie, mais on ne nous montre nullement quand et à qui il paya cette dîme puisque Dieu exauça sa prière).

Sous la dispensation de la loi, il y avait 4 dîmes que le peuple devait payer de façon obligatoire, il s'agissait ni plus ni moins qu'un impôt. De plus ces dîmes faisaient partir des 613 commandements que comptaient la loi de Moïse et que devaient impérativement appliqués les juifs pour être justifié devant Dieu, or les écritures nous démontrent clairement que nul ne peut être justifié par la loi car la transgression de l'un de ses commandements entraînent la transgression de toute la loi, et rappelons que la loi a été donné comme pédagogue pour nous diriger vers la grâce. Donc si nous appliquons la dîme selon se principe, nous sortons de la grâce et nous remettons sous la malédiction de la loi.

Qu'en est il donc exactement de la dîme sous la dispensation actuelle qui est celle de la Grâce ?

III)- La dîme sous la dispensation de la Grâce DIME

Il convient de rappeler que l'église de Jésus-Christ est bâtie sur l'enseignement des apôtres et des prophètes (Ephésiens 2, 20) et cet enseignement bien sûr est entièrement et directement inspiré par L'Esprit de Christ. Que nous dit donc cet enseignement ?

Avant d'entrer dans cet enseignement, voyons un peu ce que le Seigneur Jésus-Christ a lui-même dit sur la dîme pendant son ministère terrestre car ceci est l'un des arguments utilisés pour défendre la pratique de la dîme sous la grâce.

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous vous acquittez méticuleusement de la dîme des plus petites herbes de votre jardin : menthe, anis et cumin, mais vous laissez complètement de côté ce qu’il y a de plus important dans la Loi, c’est–à–dire une vie conforme à la volonté de Dieu empreinte de bonté et de foi. Voilà ce qu’il fallait pratiquer – sans négliger le reste. » Matthieu 23,23

Ce passage de la bible a souvent été aussi utilisé par les prédicateurs pour justifier la dîme dans la grâce. Mais force est de constater qu’il est inadéquat pour affirmer que Jésus demande à ses disciples de payer la dîme :

- L’époque : nous sommes toujours sous la dispensation de la loi lorsque Jésus exerça son ministère.

- le contexte : il est entrain de s’adresser aux pharisiens qui se vantent d’être des spécialistes de la loi mais qui sont infidèles dans leur application car ajoute leurs traditions à celle-ci et ne la respecte pas dans son entièreté.

- La pensée : Lorsque Jésus dit de ne pas négliger le "RESTE" dans ce verset, il parle bien entendu du reste de la loi car en tant qu’ensemble de 613 commandements, elle devait être appliquée dans son ensemble. En somme, Jésus leur disait que s’ils payaient toutes les dîmes, ils se devaient aussi de respecter avec autant de minutie tous les autres commandements de la loi.

Donc il ne s'agit nullement dans ce verset d'un ordre que le Seigneur a donné de payer la dîme.

Les apôtres n'ont nullement enseignés la dîme et ne l'ont nullement appliqué comme c'est fait aujourd'hui. Leur enseignement sur l'offrande financière se présente comme suit:

« Il faut que je vous raconte, frères, ce que la grâce de Dieu a réalisé dans les Eglises de la Macédoine. Elles ont été mises à l’épreuve par de multiples afflictions ; au milieu de leurs difficultés, ces chrétiens sont restés débordants de joie. Malgré leur extrême pauvreté, ils ont trouvé moyen DE DONNER GENEREUSEMENT. Ils sont allés SPONTANEMENT jusqu’à la limite de leurs moyens –– et même au–delà, j’en suis témoin. CE SONT EUX QUI M’ONT PLUSIEURS FOIS DEMANDE, AVEC BEAUCOUP D’INSISTANCE, LA FAVEUR DE PRENDRE PART A L’ASSISTANCE DESTINEE AUX CHRETIENS DE JERUSALEM. Leurs dons ont dépassé tout ce que nous aurions pu espérer. Pourquoi ? ILS SE SONT TOUT D’ABORD CONSACRES EUX–MEMES AU SEIGNEUR ET ENSUITE, CONFORMEMENT A LA VOLONTE DE DIEU, ILS SE SONT MIS A NOTRE DISPOSITION…
LORSQU’ON DONNE DE BON CŒUR, SELON SES MOYENS, DIEU SE REJOUIT, ET LE MOINDRE DON LUI EST AGREABLE. NUL NE PEUT DONNER PLUS QUE CE QU’IL A, ET DIEU NE MESURE PAS NOTRE GENEROSITE A CE QUE NOUS DONNERIONS SI NOUS POSSEDIONS DAVANTAGE. » 2 cor 8, 1-6 ; 12

DIME2Comment devons-nous donner apporter nos offrandes ?

a/- Nous sommes nous-mêmes la première offrande.

Lorsque nous entrons dans la dispensation de la grâce, nous nous rendons compte que la pratique de la dîme tel qu’évoquée dans la loi n’est pas reproduite.
La dîme étant une offrande, dans l’église, les hommes et les femmes donnent plus que le dixième, c’est leur vie qui est une offrande à Dieu et ce en reconnaissance de l’offrande que Dieu nous a fait c’est-à-dire le sacrifice de Christ. Notre vie ne nous appartient plus mais elle appartient à Dieu, c’est pourquoi nous devons aussi l’honorer par nos finances.

Le Seigneur souhaite d’abord que nos vies lui soient consacrés, lui soient véritablement dédiés. Car le culte qui lui plaise c’est nous-mêmes (Romains 12,1).

b/- Donner de bon cœur et selon ce qu’on a résolu

« Que chacun agisse donc selon l’inspiration de son cœur et donne ce qu’il aura librement décidé, sans regret ni contrainte. « Dieu aime celui qui donne avec joie ». 2 cor 9, 7

Sous la nouvelle alliance nous donnons sans contrainte, ni tristesse mais avec joie et librement, mais sous l’inspiration du Seigneur. (Hébreux 7,4). Il ne s'agit donc plus d'imposer un quelconque montant que ce soit mais il s'agit de laisser chacun faire selon ce que lui-même aura résolu et ce dans la liberté du St Esprit.

c/- Donner selon ses moyens

« A cette même époque, des prophètes se rendirent de Jérusalem à Antioche.
L’un d’eux, nommé Agabus, se leva et prédit sous l’inspiration de l’Esprit qu’une grande famine sévirait bientôt dans le monde entier. Elle eut lieu, en effet, sous le règne de l’empereur Claude. Les disciples d’Antioche décidèrent alors de donner, chacun selon ses moyens, et d’envoyer des secours aux frères qui habitaient la Judée. » Actes 11,27-30

J'ai vu des pasteurs encouragés l'endettement de leurs fidèles afin qu'ils payent la dîme. Pire, j'ai vu des "hommes de Dieu" encouragé des prostituées à continuer la prostitution pour payer la dîme. J'ai vu d'autres encouragé les feymen (les escrocs ou arnaqueurs) à continuer leur feymania (l'escroquerie ou arnaque) pour payer la dîme.

Tout ceci n'est que manipulation, abus, spoliation et vol.

Dieu n’attend pas que nous donnons ce que nous n’avons pas mais ce que nous avons et ce que nous donnons doit être sanctifié c’est-à-dire que nous avons reçu de manière honnête car sachons qu’on ne se moque pas de Dieu.

d/- Ce que nous apportons c’est pour répondre à un besoin.

Dans le nouveau testament, nous voyons les apôtres encourager la collecte des fonds quasi toujours (1 Cor 16,1 : 2 Cor 8, 20) pour répondre aux besoins de frères et des soeurs nécéssiteux et indigents. 

Très souvent aujourd'hui les appels de fonds sont fait pour construire des grands bâtiments, s'équiper d'appareils dernier cri, acheter les voitures de l'homme de Dieu ou pire pour organiser l'anniversaire de l'enfant du pasteur principal. Quelle catastrophe ! Alors qu'il y a beaucoup de nécéssiteux au sein de nos assemblées, nous trouvons quand même le moyen de dépenser des sommes exorbitantes dans des futilités.

e/- Nous donnons au Seigneur

Comme Jésus-christ n'est plus sur terre, lorsque nous donnons à l'un des plus petits de ses frères c'est à lui même que nous avons donné (Matthieu 25, 40). 

Nous devons donc donner en priorité aux frères ou sœurs en Christ. (Actes 4, 34-35)

f/- Notre offrande n’est pas un prêt que nous faisons à Dieu

Dieu ne nous est redevable de rien. Il est vrai que lorsque nous donnons c’est une semence qui est faite, et qu’à toute semence, il y a toujours une récolte. Mais la bible nous révèle que c’est Dieu lui-même qui nous fournit la semence (2 Cor 9, 10), ce qui veut dire que celle-ci lui appartient, et si celle-ci lui appartient alors la récolte aussi lui appartient, et il a donc le droit légitime de dire comment en disposer.

Et le fait de donner, ne veut pas dire que nous allons prospérer financièrement et que nous deviendrons des milliardaires comme nombreux faux enseignements nous y font croire. Dieu a promis de prendre soin de nos besoins, c'est-à-dire de ce qui est nécessaire pour notre vie sur terre, à cet effet si nous avons le manger et le vêtir, cela nous suffit.

g/- Donner aussi à vos enseignants

« Que celui qui reçoit instruction dans la foi chrétienne, partage toutes ses bénédictions matérielles avec celui qui lui enseigne la Parole. » Galates 6,6

Il est recommandé de faire des offrandes à celui de qui nous recevons l’enseignement de la parole. Ceci bien sûr n’est pas un ordre, ni une imposition et ne doit donc pas se faire sous la manipulation et la contrainte, pour garder leur intégrité et leur honneur, l'apôtre Paul a souvent renoncé à ce droit et compter sur Dieu pour ses besoins.

Et bien sûr, je ne parle pas ici de faux enseignants, mais de ceux qui le font avec dévouement et dans la vérité, ceux là méritent leur salaire.

Nous voici arriver au terme de ce sujet qui pose de véritables problèmes au sein de l'église visible. Maintenant que nous connaissons la vérité à ce sujet que cette vérité nous délivre tous.

Shalom!

T.F